MARAIS VERNIER

L’histoire du Marais Vernier remonte à l’an 1620. Suite à un procès, le Seigneur du marais, Messire le Comte Luthumière, abandonnait aux paroissiens 182 hectares de marais appartenant au « bien commun ». Source de contestation entre Seigneur et   habitants, un Conseil Paroissial établit un règlement, le premier datant du 15 mai 1791. Ce règlement stipule que chaque ayant droit peut  mettre dans le marais des bestiaux  à proportion de la superficie de ses terres.

En quelques mots voici l’ébauche  d’un récit sur le Marais Vernier. Cette histoire, je vous la livrerai dans mon prochain ouvrage.  Cet ouvrage représentera un tremplin pour d’autres ouvrages du même style qui paraîtront en 2018.

 Je remercie pour leur collaboration Monsieur Robert METOT, historien du village et Monsieur Claude BLONDEL, ancien Maire du village du

Marais Vernier (Eure 27).


ENTRE CIEL ET MER

De nombreux peintres impressionnistes tels que Degas, Caillebotte, Bazille et bien sûr Monet ont peint la rade du Havre. Pour ses Cathédrales, Monet a trouvé son inspiration dans les couleurs du ciel, dans des jeux de lumière à différentes heures de la journée. Sans prétention, j’ai décidé, à la manière de Monet, non pas de peindre mais de photographier notre littoral normand.

En 2004, j’ai disposé en haut d’une tour en béton de 12 mètres, face à la mer, un double caisson étanche, à l’intérieur duquel j’ai placé un appareil photographique. Les prises de vue ont été programmées automatiquement grâce à un système de pendule électronique. Il immortalisa quatre fois par jour une vue exceptionnelle en respectant toujours le même angle de vue.

Les saisons ont défilé devant l’objectif sans que personne ne se doute du travail en cours. Le résultat photographique a été au-dessus de mes espérances : je n’imaginais pas que la nature allait m’offrir autant de tableaux colorés, d’éclairages singuliers, de changements de temps entre chaque prise de vue sur une même journée. J’ai donc décidé de reconduire l’expérience une année supplémentaire.

Aujourd’hui, ces images vous restituent à l’identique les colorations de notre littoral normand.


LES IMAGINAIRES

Quand la mer dévoile pour quelques heures son univers et ses personnages fabuleux...

C’est une approche plus ludique du site Aquacaux avec des clichés atypiques. Ils sont réalisés à partir d’éléments naturels rejetés par la mer (algues, écume, galets...). Tel un artiste, la mer crée des scènes, des personnages, des spectacles que seuls les plus attentifs d'entre nous peuvent capter. J'ai saisi ces tableaux éphémères que la mer nous offre. Chaque tableau photographié est donc unique. Ils ne seront pas légendés pour permettre, à chacun d’entre nous, de se laisser transporter dans cet univers fantastique et illusoire, et d'en faire sa propre interprétation.

 


AQUACAUX UN SITE INSOLITE

Au cours de mes investigations, j’ai découvert l’histoire incroyable de ce site. Les falaises d’Aquacaux ont une histoire très riche. Lieu de prédilection de la cour du Roi soleil, venue spécialement de Paris, pour son poisson frais, le site était un lieu de vie économique et social. De nombreuses familles vivaient sur place, dans des habitations que l’on appelait des «gobes», trous qui servaient à extraire la chaux. On pratiquait la pêche à pied et la chasse pour vendre sur les marchés mais aussi le ramassage des galets, du sable des falaises, de l’argile… pour fournir les maçons et les potiers. Puis beaucoup d’autres prirent possession de ces falaises. C’est ainsi qu’elles ont été la base de l’O.T.AN, entourée des vestiges de la dernière guerre.

Aujourd’hui l’association Aquacaux  poursuit l’histoire avec un seul point d’orgue : rendre à la nature ce coin sauvage.